Trop souvent, on entend :

« Le marketing, c’est pour les grandes entreprises. »

Et pour un OBNL ? Ce serait un luxe inutile ?

Et si c’était exactement le contraire ?

Selon Imagine Canada, seulement 27 % des Canadiens disent comprendre clairement la mission des OBNL — alors même que plus de 50 % leur font confiance. Un paradoxe qui montre à quel point la communication est vitale.

Pourquoi parler de marketing OBNL ?

Le marketing n’est pas une dépense cosmétique : c’est un investissement stratégique.

Et non, il ne s’agit pas uniquement de “faire de la pub”. Dans le milieu communautaire, le marketing recouvre au moins 3 dimensions :

  • La marque employeur pour attirer et fidéliser des talents dans un marché du travail tendu.
  • La philanthropie pour inspirer confiance et fidéliser les donateurs.
  • La clarté du message pour faire comprendre, en quelques secondes, pourquoi votre mission compte.

Regardez la Croix-Rouge canadienne , Centraide du Grand Montréal , Oxfam : leur notoriété est un atout. Ce n’est pas un hasard : c’est le fruit d’une stratégie marketing assumée.

Les 3 grands leviers du marketing OBNL

1. Marketing RH — attirer et garder les bonnes personnes

La pénurie de main-d’œuvre frappe aussi les OBNL. Ceux qui mettent en avant leurs valeurs sociales et leur culture interne recrutent plus facilement et fidélisent mieux.

Un site clair, des témoignages vidéo d’employés, des photos authentiques de l’équipe, pas seulement des banques d’images. Ces petits détails changent tout.

2. Marketing philanthropique — inspirer confiance

Les donateurs n’achètent pas un produit : ils investissent dans une mission. Et pour investir, ils ont besoin d’être touchés, rassurés et engagés.

Un storytelling transparent, des résultats concrets présentés simplement, et des visuels cohérents renforcent cette confiance.

Lors d’une campagne d’urgence, une communication claire et directe peut doubler les dons récoltés en quelques heures.

3. Marketing stratégique & relations publiques — exister dans l’espace public

Un OBNL qui communique bien devient une voix écoutée. Ses campagnes ne servent pas qu’à récolter des fonds : elles participent aux débats sociaux, influencent les politiques publiques et font avancer les mentalités.

Plusieurs campagnes sur l’itinérance au Québec ont contribué à mettre la pression sur certaines villes pour revoir leurs politiques en matière de logement et de services sociaux.

Et l’impact social là-dedans ?

Un branding fort n’est pas une question d’ego. C’est une chaîne d’impact directe :

Chaque fois qu’un OBNL rend sa mission plus visible et compréhensible, ce sont les bénéficiaires qui en profitent.

Les freins… et comment les dépasser

  • « On n’a pas d’argent. » → Des outils gratuits existent (Canva, réseaux sociaux, infolettres low-cost).
  • « On n’a pas le temps. » → Mieux vaut un post par mois bien pensé qu’un silence radio.
  • « On ne veut pas se vendre. » → Le marketing communautaire n’est pas de la vente. C’est raconter une mission. C’est donner une voix à des réalités que trop de gens ignorent.

Le marketing OBNL, ce n’est pas un luxe. C’est une manière de donner à une mission sociale la place qu’elle mérite dans la société.

Et ce branding fort… il sert à quoi exactement ?

👉 À mobiliser des dons rapidement quand une urgence frappe

👉 À inspirer confiance, au premier coup d’œil

👉 À attirer des bénévoles dans toutes les régions

👉 À négocier avec des partenaires institutionnels

👉 Et même à créer des campagnes personnalisées, avec des vidéos qui appellent les donateurs… par leur prénom

Bref : ce n’est pas du hasard. C’est une stratégie.


Et vous ? Est-ce que votre OBNL pense déjà son marketing comme un levier d’impact social… ou est-ce encore vu comme une dépense ?