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Pauses Café pour dirigeants d’OBNL : pourquoi la lucidité vaut mieux que l’épuisement

par Ahmed | Août 7, 2026 | Blog, Développement professionnel, Formation continue, Prise de conscience, Prise de décision, Travail social | 0 commentaires

Visuel Pauses Café de Calme Toi : "Voir clair plutôt que s'épuiser, ce que la lucidité peut t'apporter", avec le logo Pauses Café et un homme souriant tenant une tasse de café
Les Pauses Café : un espace de lucidité pour les directions générales et coordonnateur·rices d’OBNL au Québec.

Diriger ou coordonner un organisme communautaire au Québec, c’est souvent porter seul·e des décisions qui ont un impact réel sur des vies, avec peu de ressources, peu de relève, et encore moins d’endroits où déposer honnêtement ce qu’on vit. Les Pauses Café existent pour combler ce vide : un espace de pairs où les directions générales et les coordonnateurs et coordonnatrices d’OBNL peuvent penser leur pratique avant d’agir, plutôt que de gérer en mode réactif perpétuel.

Mais après 2 années de rencontres, ce n’est pas seulement un espace de soutien que les participants décrivent. C’est un espace de lucidité, et c’est peut-être ce qui le distingue le plus.

Ce que la lucidité change, concrètement

La plupart des espaces destinés aux gestionnaires d’OBNL promettent de la solidarité, des outils, du réseautage. Les Pauses Café offrent tout ça aussi. Mais ce que le bilan 2025-2026 révèle, c’est autre chose : un espace où les participants arrêtent de se raconter des histoires, que ce soit sur leur organisme, sur leur rôle, et parfois sur eux-mêmes.

« J’ai une plus grande confiance dans mon jugement, ma prise de décision, et l’application du cadre. » Mathieu Morin, directeur général, Carrefour Familial Hochelaga

Cette confiance ne vient pas de recettes toutes faites. Elle vient d’avoir eu l’espace pour vérifier ses décisions auprès de pairs qui comprennent réellement le contexte. Sans filtre de conseil d’administration, sans filtre d’équipe, sans avoir à jouer la personne qui a tout sous contrôle.

Deux formes de clarté qui en ressortent

Un an de rencontres fait émerger deux types de prises de conscience chez les participants, et les deux sont des succès — même si l’une des deux ne ressemble pas à un succès au premier regard.

1. Comprendre que ce n’est pas (ou plus) le bon espace pour soi

Certaines personnes réalisent, en cours de route, que ce format de groupe ne correspond pas à ce dont elles ont besoin. C’est une information précieuse, et non un échec, pour elles comme pour le groupe. Un espace de pairs fonctionne parce qu’il est choisi, pas subi. Reconnaître que ce n’est pas le bon outil au bon moment, c’est déjà une forme de lucidité sur ses propres besoins.

2. Comprendre qu’il est temps de partir… de son poste, pas de la mission

D’autres réalisent quelque chose de plus difficile : qu’elles ne pourront pas, seules, sauver leur organisme ni changer radicalement une culture ou une gouvernance qui ne bougera pas. Ce n’est pas un renoncement. C’est souvent la fin d’une dynamique d’épuisement qui n’aurait mené nulle part, sinon à s’user en essayant de porter, seul·e, ce qui appartient à un système entier.

Rester dans un poste par culpabilité, en pensant qu’on est la seule personne capable de tenir l’organisme à bout de bras, n’est ni sain pour la personne ni, à terme, pour l’organisme. Partir avec lucidité donc, en ayant compris ses limites réelles plutôt qu’en accusant les autres ou en se sentant en échec, ça change complètement la trajectoire de la suite.

L’objectif n’est pas de tenir bon à tout prix

C’est peut-être le point le plus important : l’objectif des Pauses Café n’est pas la rétention. Ce n’est pas de garder les gens en poste coûte que coûte, ni de leur donner des outils pour endurer davantage une situation intenable. L’objectif, c’est d’être plus heureux·se dans son travail, que ce bonheur se construise en restant, autrement, ou en partant, autrement.

« Je prends davantage le temps avant de répondre. » Florent Tromont, coordinateur, PAS de la rue

Prendre le temps avant de répondre, c’est aussi prendre le temps de se demander honnêtement : est-ce que la situation peut changer, ou est-ce moi qui dois changer de situation ? Les deux réponses sont légitimes. Aucune des deux n’est un blâme envers l’organisme, l’équipe ou le conseil d’administration. La logique du blâme est justement ce que la lucidité permet d’éviter.

Trouver sa posture, sans perdre ce qui compte

Pour les coordinations en particulier, la lucidité touche souvent à la posture : où se place-t-on entre la proximité avec l’équipe et la fonction de gestion ?

« J’arrive à mieux me placer en tant que coordo, et moins en tant que collègue, tout en essayant de garder mes réflexes d’intervenante. » Céline Duclap, coordinatrice, Carrefour Familial Hochelaga

C’est un équilibre difficile à trouver seul·e, parce qu’il n’y a souvent personne, à l’interne, avec qui le nommer sans se sentir jugé·e.

Ce que les participants en retiennent, en chiffres

  • Satisfaction moyenne : 8,5/10
  • Taux de recommandation moyen : 9,5/10
  • 90% souhaitent participer à la cohorte 2026-2027

Ces chiffres comptent, mais ils ne racontent pas tout. La vraie mesure de succès des Pauses Café, ce n’est pas seulement la satisfaction, c’est la clarté que les participants en retirent sur leur propre situation, quelle qu’en soit la conclusion.

Ce que les participants aimeraient voir approfondi

Le bilan a aussi fait ressortir des pistes concrètes pour la cohorte 2026-2027 :

  • Approfondir la communication non violente, notamment comment passer des messages difficiles sans culpabiliser
  • Ajouter des outils encore plus techniques en gestion RH
  • Explorer la relation entre direction générale et coordination comme thème à part entière

Foire aux questions

À qui s’adressent les Pauses Café ? Aux directions générales et aux coordonnateurs et coordonnatrices d’organismes communautaires au Québec qui cherchent un espace de pairs pour clarifier leur pratique de gestion. Que cette clarté mène à consolider leur posture actuelle ou à envisager un changement.

Les Pauses Café garantissent-elles de sauver mon organisme ou de résoudre mes enjeux de gouvernance ? Non. Les Pauses Café offrent un espace de recul et de lucidité, pas une solution miracle. Certains enjeux dépassent ce qu’une personne seule, même bien outillée, peut changer. Et une partie du travail consiste justement à distinguer ce qui est en son pouvoir de ce qui ne l’est pas.

Est-ce que les Pauses Café sont pour tout le monde ? Non, et c’est voulu. L’admission se fait sur candidature, précisément pour préserver la qualité et la confiance du groupe. Certaines personnes réalisent en cours de route que ce format ne leur convient pas, Ce n’est pas un échec, c’est une information utile pour vous comme pour moi.

Comment postuler pour la cohorte 2026-2027 ? Les places sont limitées.

Pause Café des DG : https://forms.gle/uNx3jyzHJLm7R7GX6

Pause Café des Coordos : https://forms.gle/6J7Px3hVFB7Bm59y6

Pour qui sont les Pauses Café ?

Les Pauses Café s’adressent aux directions générales et aux coordonnateurs et coordonnatrices d’organismes communautaires au Québec qui cherchent un espace confidentiel, bienveillant et structuré. Pas pour endurer davantage, mais pour voir plus clair.

Ce n’est pas une formation classique : c’est un groupe de pairs sélectionné, pensé pour créer un climat de confiance réel entre gestionnaires qui vivent des réalités similaires.

Les candidatures pour 2026-2027

Les places pour la prochaine cohorte sont limitées et l’admission se fait sur candidature.

Pause Café des DG : https://forms.gle/uNx3jyzHJLm7R7GX6

Pause Café des Coordos : https://forms.gle/6J7Px3hVFB7Bm59y6

Et si vous avez d’autres questions – ahmedabidat@calmetoi.ca

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